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les ateliers en images

Pierre Soulages est un peintre contemporain français.
Il est connu dans le monde entier. Ses œuvres ont été exposées dans plus de cent musées.

Lycée Foch année scolaire 1931/1932. Pierre Soulages a 13 ans.

 

Mais avant d’être un très grand artiste (grand par la taille et le talent !), Pierre Soulages a été, tout comme toi, un enfant.
Il habitait Rodez, au cœur de l’Aveyron. Et oui, Pierre Soulages a grandi à Rodez. Il y est même né. C’était le 24 décembre 1919, il y a maintenant 92 ans.

Pierre Soulages habitait au numéro 4 de la rue Combarel, à quelques pas de la cathédrale et du jardin public du Foirail. Sa maison est toujours visible. Pour rendre hommage à l’artiste, une plaque a été posée sur sa maison le 20 octobre 2010, jour de la pose de la première pierre du musée Soulages. On peut y lire : « LE PEINTRE PIERRE SOULAGES EST NE DANS CETTE MAISON 4, RUE COMBAREL LE 24 DECEMBRE 1919″
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Combarel, c’était la rue des artisans

Pierre Soulages devant sa maison natale à Rodez – 20 octobre 2010 © photo V. Cunillère

Pierre Soulages a beaucoup de souvenirs de la rue de son enfance.
D’un côté de la rue Combarel, il y avait des bâtiments administratifs et des services publics : le palais de justice, une banque, l’hôpital, la prison, la gendarmerie…

Mais la rue Combarel, c’était surtout la rue des artisans.
Pierre Soulages se souvient de l’ atelier du forgeron, du tailleur, du garagiste, du cordonnier, de horloger, du relieur, de l’ ébéniste, du marchand de vin, de l’imprimeur, du sellier bourrelier.

Ressource enseignants 

« Mais alors l’évasion c’était chez les artisans, j’allais voir ce qu’ils faisaient, et là il y avait le forgeron qui s’appelait Fabre, puis le tailleur Salvagnac, puis après la maison où j’étais il y avait les automobiles Mathis, c’était un alsacien qui avait amené les automobiles Mathis, c’était un garagiste. Après il y avait Aussibal le cordonnier, si je sais maintenant comment sont faits les souliers, c’est à M. Aussibal que je le dois. Je sais ce que c’est que la première, l’empeigne, la trépointe, je le sais très bien tout ça. Et puis après il y avait un horloger qui est devenu par la suite un relieur, c’était Séguret. Il y avait un côté fer/forge, et un autre plutôt bois/menuiserie. Et donc de l’autre côté un marchand de vin qui s’appelait Nicolas, et là il y avait un ouvrier qui s’appelait Marius, je l’ai vu réparer des tonneaux. »

Pierre Soulages
(Extrait d’un entretien avec Pierre Soulages, enregistré à Sète, le 25  janvier 2011- Texte pouvant être lu ou écouté en classe – enregistrement disponible au service éducatif du musée Soulages)

Enfant, Pierre Soulages se plaît à observer les artisans au travail. Il acquiert ainsi une bonne connaissance de leurs savoir-faire et de leurs outils. Cette rencontre avec les métiers des artisans, le temps passé dans leurs ateliers, va jouer un grand rôle dans le parcours artistique de Pierre Soulages. Plus tard, en effet, il utilisera des outils d’artisans et fabriquera même ses propres outils pour réaliser ses œuvres.
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La découverte des statues – menhirs
et de l’abbatiale de Conques…

Rue Combarel à Rodez : le tonnelier, le marchand de vin et un client

L’enfance de Pierre Soulages est aussi marquée par deux rencontres.
La première est celle avec les statues-menhirs au musée Fenaille, à Rodez.

« Lorsque pour la première fois j’ai vu les stèles gravées du musée Fenaille, ce fut un choc», explique Pierre Soulages. Il est touché par la force de ces sculptures surgies du passé.

Une statue-menhir est une sculpture dont la forme fait penser à un menhir, cette pierre taillée plantée verticalement.

Les statues-menhirs ont été sculptées par les hommes préhistoriques il y a 5000 ans. Elles représentent des hommes et des femmes. On peut voir les yeux et le nez, les jambes, les cheveux, les seins. Les bras sont repliés sur le buste. Elles ont une ceinture à la taille ; des colliers, autour du cou. Les statues-menhirs masculines portent des armes (arc, flèche, hache…)

Voici l’une des statues-menhirs exposées au musée Fenaille.

Ressource enseignants

Un livre pour poursuivre :
Statues-Menhirs, des énigmes de pierre venues du fond des âges
Editions du Rouergue, 2002

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Pierre Soulages, archéologue ?

Adolescent, Pierre Soulages trouve des objets préhistoriques lors de fouilles archéologiques : des morceaux de poteries noires, des perles de jais (pierre fossile) et quelques pointes de flèches. Plus tard, Pierre Soulages s’intéressera aussi aux traces et dessins réalisés par les hommes préhistoriques sur les murs des grottes.

La découverte de l’abbatiale de Conques

L’enfance de l’artiste est aussi marquée par une autre découverte : celle de l’abbatiale de Conques !

Conques est un petit village de l’Aveyron. Il abrite une splendide abbatiale construite aux 11ème et 12ème siècles.
Pierre Soulages a 13 ou 14 ans lorsqu’il visite pour la première fois cet édifice. Il est alors marqué par son architecture. Il faut dire que l’abbatiale de Conques est dotée de l’une des plus hautes nefs de l’art roman. Elle s’élève à plus de vingt-deux mètres. Il y a de très hautes et très étroites fenêtres. Tout l’édifice semble s’élancer vers le ciel.
Fasciné par ce qu’il découvre, il dit au camarade qui l’accompagne : « Tu vois ça, c’est la musique des proportions ! ».
Une rencontre inoubliable avec l’abbatiale de Conques, son architecture, la lumière qui entre dans l’édifice…

En savoir plus sur l’art roman

L’art roman est un art qui s’est développé vers l’an mille. Il correspond à la période des grands pèlerinages religieux comme celui de Saint Jacques de Compostelle. Des centaines d’églises, d’abbayes et d’abbatiales sont construites à cette époque là. Elles permettent d’accueillir les pèlerins de plus en plus nombreux.

L’art roman a donné lieu à une architecture particulière :

La nef , partie rectangulaire centrale, s’agrandit. Des « bras », le transept, sont ajoutés de chaque côté de la nef. Puis, une partie en forme de demi-cercle, l’abside, termine l’édifice. Vue d’en haut, une église romane ressemble à une croix.
-       si tu regardes le plafond d’une église, tu remarqueras qu’il est tout en pierre. De gros blocs de pierre constituent la voûte de l’église. Quel tour de force pour les architectes du Moyen-Age ! Ce système de construction leur permettait d’élever très haut la nef de l’église et de la couvrir de pierre sans qu’elle ne s’effondre malgré le poids.

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